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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 18:08

RENCONTRE EXCLUSIVE 

Tout juste débarquée de son concert en Tunisie, elle a clôturé à Thuir la première partie de sa tournée internationale pour reprendre le 4 Octobre en France. Avant concert, avec sa notoire gouaille toute ibérique, sa subtile pointe d’accent charmant, la sublime Victoria Abril dévoile son parcours d’existence exceptionnelle…

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La quarantaine mâture, nature, libre et énergique, Victoria balade un regard d’enfant émerveillé sur son extraordinaire existence. Clin d’œil du destin ? Fruit du hasard ? Elle porte un prénom prédestiné… Victoria ! Issue d’un milieu très modeste, enfant naturelle, la petite Victoria Mérida Rojas est élevée avec frère et sœur, par sa maman infirmière. « Une mère célibataire dans la période moustache (Franco) tu étais montrée du doigt. Nous avons dû quitter Malaga pour Madrid.» Souligne l’artiste d’un ton ironique puis elle poursuit : «Je voulais être gymnaste mais pour ce faire il fallait apprendre l’harmonie. Ma mère m’a donc inscrite dans une école de danse classique à Madrid. Là, je me découvre une passion folle ! » Se remémore Victoria. Par la suite, elle se présente au conservatoire en candidate libre. Elle est retenue et a trouvé dans la danse sa vocation qu’elle pratique avec ardeur jusqu'à l'adolescence à raison de quatre heures par jour. « Soudain, alors que je me préparai à une carrière de danseuse étoile, le cinéma est apparu comme un train. Ça c’est le destin ! Le destin a rendez-vous avec toi ! » S’exclame-t-elle. En 1975, Francisco Lara Polop ; le mari de son professeur de danse recherche une fille pour le rôle principal du film Obsession «Je me présente à l’audition et j’obtiens le rôle ! Cette année-là je tournerai quatre autres films.» A cette période Victoria peut de moins en moins concilier la danse et le cinéma. «Je n’avais aucune idée d’être actrice. J’étais la moche de la famille…» Elle doit quitter l’école à 14 ans pour devenir dactylo… «Jean-Luc, tu me vois assise toute la journée dans un bureau ? Actrice en Avril ou secrétaire en Septembre ? Je n’ai pas hésité une seconde.» S'exclame-t-elle hilare.

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C’est à cette époque qu’elle prend pour nom d’actrice Abril (Avril) le mois qui correspond à ses débuts au cinéma. Sa rencontre avec le célèbre réalisateur Vicente Aranda Ezquerra sera déterminante quant à son choix de vie. Victoria tournera avec lui en 1977 Cambio de sexo, ils enchaîneront ensemble plusieurs dizaines de films et bien d’autres avec les plus grands réalisateurs français et espagnols comme Pedro Almodovar. Un temps, elle anime aussi une émission musicale à la TV espagnole. En 1982, c’est la rencontre de l’Amour. Elle s’installe à Paris pour réaliser la carrière que chacun connaît. Elle découvre les chansons des grands de la chanson française avec lesquelles elle apprend le français. Victoria est une autodidacte touche à tout qui croque la vie comme elle passe. «Les autodidactes sont comme les éponges ils retiennent par les yeux, les oreilles par les mains… » Rappelle-t-elle. Là, elle évoque ses nouvelles passions. La chanson, la musique, la scène…«Je sais maintenant de quoi je vais crever je vais mourir en chantant. Je suis une vieille comédienne mais une jeune chanteuse qui démarre. »"Putcheros Do Brasil" sorti en 2005, tiré à 170 000 exemplaires lui a valu un disque de diamant et la rencontre triomphale d’un public sur les scènes françaises et internationales. Succède fin 2007 le second «O Lala». C'est un florilège des plus belles chansons françaises d'amour patinées façon flamenca, mâtinées de bossa nova. C’est ce spectacle qu’elle a présenté un soir d'Eté à Thuir. Mais le cinéma la rattrape toujours ! Le 27 Août est sorti sur les écrans son dernier film “Leur morale... et la nôtre” de Florence Quentin tourné à Perpignan et prés de Thuir. Une comédie dans laquelle.... P8097578.JPG

J’ai rencontré Victoria en tête à tête dans l’intimité d’un salon d’hôtel perpignanais. Durant prés de deux heures l’artiste s’est dévoilée… Sensible, humaine jusqu’aux bouts des yeux, quelque peu meurtrie par la vie ou fatiguée par sa tournée…
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Published by Jean-Luc MODAT - dans INTERVIEW
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 07:57
Fabuleux destin de Jahloul Bouchikhi alias CHICO

Il est optimiste ! Pourtant la vie ne l’a pas épargné… Il a toujours su rebondir face à l’adversité entre assassinat par méprise de son frère, Ahmed Bouchiki en 1973 à Lillehammer par le Mossad, et périodes de doutes et vache maigre… Chico Bouchiki, est né à Arles en 1954 dans une famille modeste. Son père marocain est maçon. Sa mère est algérienne. Très tôt, ce rebelle n’éprouve aucun intérêt pour l’école…au grand désespoir de ses parents. Rencontre avec Chico d’avant concert…
Chico-Ambassadeur----l-UNESCO-pour-la-Paix--Photo-jean-Luc-Modat-06-21-73-02-75-.jpg

© copyright Jean-Luc Modat 06-2007
Le destin est curieux. Le
petit Bouchikhi fait la rencontre par hasard à 12 ans de Canut, l'un des fils Reyes. Ce jour là, Chico fait son entrée dans la famille de José
Reyes.
Vite adopté, il épouse la culture gitane et la musique et la carrière que l’on connaît. Ce gitan beur est aujourd’hui exemple de tolérance au delà des communautés et des cultures. Qui a oublié les affrontements inter communautaires entre gitans et maghrébins à Perpignan en hiver 2005?  «Le respect c’est la base de tout, respect de soi et celui des autres pour vivre ensemble. Je suis un symbole un exemple je crois, victime dans ma chair par l’assassinat par méprise de mon frère. J’ai pardonné à ceux qui l’on fait il n’y a que dans le pardon qu’on peut se reconstruire. » Il est devenu en 1995 envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix…  «Aujourd’hui franchement je ne regrette pas ma démarche. Elle n’apporte que du bonheur autour de moi.  Le malheur apporte du malheur. Je suis très heureux d’avoir effectué ce choix. » Lance-t-il enthousiaste. Toutes les grandes causes ont leur part d’utopies, le courage, c’est de s’obstiner pour qu’un jour elles deviennent réalité ! Dans une société où chacun tend à se refermer sur lui-même, à ne plus se préoccuper de l’autre, Chico insiste : »Il faut se servir de cette image des Gypsies ! On peut arriver à se comprendre, à s’apprécier. Aujourd’hui, moi le maghrébin et eux les gitans, faisons de la musique ensemble. N’est-ce pas le plus beau des dialogues ? » Le regard quoique noir de Chico dégage une immense bonté. Chantre de la tolérance il déclare : »Il ne faut pas essayer de mettre des barrières entre les hommes. Bien au contraire, il faut établir des passerelles humaines et culturelles… Avoir un regard qui va au-delà. La vie est belle elle mérite d’être vécue, d’être partagée et non détruite. »Il reprend par un « Aimez vous les uns les autres ! » À l’adresse de tout un chacun.     

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Published by Jean-Luc MODAT - dans INTERVIEW
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