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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 09:45

Une classe de 3ème option sciences du Collège Pierre a accompli l’ascension intégrale de la montagne sacrée des catalans tout en réalisant des expériences scientifiques. 

42°31’10’’ de latitude Nord ; 2°27’22’’ de longitude Est, altitude 2 784,66 mètres… Chacun aura deviné qu’il s’agit du Canigou, l’Everest des Catalans ! Ici, gravir le Canigou est toujours un évènement ! Chemin initiatique pour les uns ; quête de nature absolue pour les autres ! Ne dit-on pas que la montagne a l'art singulier de nous élever ? Aussi, nul ne revient semblable du sommet. Face au Canigou, avant le grand départ de Casteil, la passion de l’aventure grandissait dans ce groupe de collégiens ! Stella, Cassandra, Céline, Noémie, Marie, Aurore, Lisa, Robin, Raphaël, Cédric, David… âgés de 14 à 15 ans étaient prêts à vivre une extraordinaire expédition scientifique : Canigó ’ 2008. En route pour le refuge de Mariailles !

L’expédition Canigó ’ 2008

Quelques jours avant que le Canigou ne s'emmitoufle dans son manteau neigeux, ces élèves d’une classe de 3° option science du Collège Pierre Moreto réalisaient l’ascension intégrale du Canigou, avec halte au chalet des Cortalets. Trois jours, deux nuits, aux conditions extrêmes : sévère dénivelé, froid intense, fatigue, nuit sous la tente, mauvais temps avec cocktail de brouillard et de pluie…
Ces péripéties n’ont pas entamé le moral de ces courageux aventuriers. Côté scientifique, au fur et à mesure de l’ascension,  les chercheurs en herbe procédaient, par groupes, à des relevés réguliers de mesures: altitude, pression atmosphérique…sous les conseils de leurs professeurs de physique, de sciences, de mathématiques, de Français…

Une aventure humaine

«Les objectifs de cette expédition étaient multiples. D’abord, à mon sens, une fabuleuse expérience humaine. En ce début d'année, élèves et professeurs ont fait connaissance d'une manière différente, des liens plus profonds et plus solidaires se sont créés.» Considère Cathy Basso professeur de Français et de souligner : «Au contact de la nature et par la performance physique, chacun s'est découvert d'une manière moins artificielle et les élèves ont fait preuve d'altruisme et de civisme.» Pourquoi passer sous silence la performance des professeurs ? Sous la pluie, ils se sont relayés pour porter une élève blessée. De retour en classe, ces relevés ont été utiles aux collégiens pour approfondir les notions du programme de 3ème. Ils ont aussi rédigé, en cours de français, un sujet type brevet sur l’expérience vécue. Cette randonnée pédagogique a été préparée par les professeurs de science et soutenue par le nouveau principal du collège, M. François Ségurel et son adjointe Mme Bernadette Costaséca. Qui pourrait douter du mérite de ces expériences grandeur nature? N’ont-elles pas la vertu de susciter chez les jeunes plus d’intérêts pour le savoir ? 

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 11:14

Hommage à Jeanine MINES disparue

 

Jeanine Mines a tiré sa révérence, comme ça, sans rien dire, il y a un peu plus d'un an. Discrètement, sans faire de bruit. Affectée par la disparution de Pau, son mari, elle avait retrouvé goût à la vie. L'hommage à Pau Mines, au musée d'Arts et traditions de Thuir en Novembre 2005, lui avait redonné l'allant, la joie de vivre !

Jeannine, mon Amie, tu m'avais chargé d'effectuer les démarches auprés de la Fondation l'Abbé Pierre pour offrir ce portrait. Hélas, tu viens de nous quitter ! Espérons, que cette volonté forte de Pau et de toi même sera exaucée...La peine est immense, le bonheur de t'avoir connue l'est tout aussi ! 

pau_mines_l__abb__pierre-1.jpg

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 09:45

ETIENNETTE !

Qu'il est délicieux ce charmant petit village médiéval ! Lové au coeur du maquis catalan environné de cistes, genets, bruyères et chênes méditerranéens, c'est un havre de quiétude. Quelques vignes s'obstinent encore à pousser, vestiges de l'activité agricole d'antan du village. Le temps semble là immobile. Quand arrive l'Eté, il faut les entendre, les cigales chanter à tut tête comme pour faire taire les intempestifs ! Pas la moindre brise. Castelnou semble une oasis de fraîcheur dans un océan de torpeur.  

  © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

Castelnou ! Village de mes aïeuls…. Mais qu’il est le loin le temps où ce petit village était tout consacré à l’agriculture ! Où les ruelles résonnaient du pas lent des mules et des bourricots. Chacun se connaissait. "Fins aviat!" (à bientôt) "Bon dia" (Bonjour) Lançait-on pour ponctuer les conversations. L’accent était chantant, rocailleux, catalan ! L’époque où les « ninots » (Petits enfants) descendaient le sentier escarpé menant à la fontaine pour aller chercher l’eau…. En ce temps-là, l’eau était précieuse ! La vie consacrée aux labeurs des champs. Etiennette l’a connu ! ce temps… Elle qui a quitté son village natal Camélas pour franchir  les quelques kilomètres qui séparent de Castelnou pour s'y marier.

  © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

 © copyright Jean-Luc Modat 05-2007
Dés que vous franchirez la « Porte » de Castelnou, sur la gauche, vous découvrirez une boutique extraordinaire, inclassable ! Une boutique tenue par Etiennette, 83 ans, depuis des décennies, écolo dans l’âme avant la mode. Les herbes de nos campagnes n'ont aucuns secrets pour elle !

 Etiennette--le-secrets-des-herbes.jpg 
© copyright Jean-Luc Modat 05-2007

 ETIENNETTE © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

Pourquoi hésitez-vous ? Entrez donc ! Aussitôt, une surprenante effluve de parfums de la garrigue vous monte aux narines. Là, vous êtes transporté vers votre imaginaire, vos souvenirs d’enfance, vers l’époque révolue où il faisait bon vivre, où chacun appréciait à sa juste mesure le moment et l'instant présent. De suite, c’est l’envoûtement ! Suspendus au plafond, des bouquets d’immortelles sauvages sèchent. Plus loin, des artichauts révèlent leurs fleurs d’un beau bleu lumineux… La monnaie du Pape est omniprésente, ainsi que de merveilleux petits chapeaux patiemment tressés par Etiennette qui embaument la lavande. Mais le plus surprenant, ce sont ses poèmes ! Elle qui n'ai pas allé trop longtemps à l'école...

 
© copyright Jean-Luc Modat 05-2007

La fount dels ninots (Fontaine des enfants)

«C’était ainsi notre temps »

 

«A cette époque là on se sentait heureux et tout nous semblait beau,

Pourtant dans nos maisons, nous n’avions pas encore l’eau

Avec nos récipients on descendait vers la fontaine

Il fallait bien en remonter avec nos cruches pleines (…)

Bien sûr à cette époque là, nous n’avions pas beaucoup de commodités

On se déplaçait qu’en vélo le plus souvent à pied

Quand on voulait déjeuner… il fallait allumer le feu,

 On devait aller ramasser un peu de bois se que l’on trouvait de mieux» (…)Morceau choisi de Poème écrit par Etiennette en 1994

Aujourd’hui, dans les ruelles, l’accent a hélas bien changé… Rares sont les catalans de souche vivants encore au village ! Villégiatures et demeures de week-end, ne peuvent favoriser les liens sociaux ! Mais l’horreur suprême est juste à l’entrée du village, à côté de la boutique d'Etiennette : Un "fast food" qui propose des kebabs, de la restauration rapide ! C'est l'achoppement des valeurs, des époques ! Faire tout vite pour se donner l'illusion de vivre ou prendre pleinement le temps sans se soucier du lendemain !

Reportage et photos jean-luc Modat © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 12:24

Du Garde Champêtre au Policier Municipal…

Qui ne conserve pas dans un recoin de mémoire, figées, les images surannées du débonnaire garde champêtre moustachu ou celle du tonitruant crieur public ventripotent ? Autres temps, autres mœurs !

La Police Municipale a supplanté ces délicieux personnages d’antan. Au fil des ans, elle se professionnalise, s’équipe, se forme. Pression des lois de décentralisation ? Évolution des missions ? Durant 4 jours 3 policiers municipaux ont participé à une formation de maniement du «Tonfa», bâton de défense. Le «Tonfa» était un outil agricole utilisé par les paysans japonais qui servait de manivelle pour faire tourner les meules et moudre le grain, parfois il servait d’arme. Sur le tatami de la salle de judo, la concentration est perceptible, le sérieux de mise. Eric Calsina, Brigadier Chef de la PM de Perpignan mais surtout moniteur 2ème degré à la FITBS pro (Fédération Internationale du Tonfa Bâton Self) encadre ce stage de formation. Le Chef Patrice Sirejol, les gardiens : Rémi Caler, Nicolas Porra apprennent à manipuler cette arme de défense, classée en 6ème catégorie. Ils assimilent aussi les gestes techniques d’intervention et le «menottage». Ces techniques policières visent à maîtriser un individu. Par la suite, ces policiers devront participer périodiquement à des stages obligatoires de recyclage. Après habilitation par la Préfecture, tout un chacun pourra découvrir le « Tonfa » à la ceinture des agents. La Police Municipale en pleine mutation « Nous participons de plus en plus à des missions de police de proximité. Nous collaborons étroitement au quotidien avec la Gendarmerie. La Police Municipale est entrain de bien se structurer. Bientôt Thuir flirtera avec les 10 000 habitants ! » Affirme le Chef de la PM Patrice Sirejol. «Je pense que dans l’avenir une police de la Communauté de communes s’établira » Souligne-t-il. 

A Thuir, ils sont 5 PM et 1 Agent de surveillance de Voie Publique. Le service dispose désormais d’un véhicule bien équipé de type « scénic». Ses missions de police relèvent d’une relation quotidienne de proximité avec les habitants. Il s’agit là de prévention et de médiation. La Police Municipale possède un domaine de compétence très étendu. Elle procède notamment aux enquêtes administratives, intervient en cas d’incivilité sur le domaine public, de flagrant délit. Elle est habilitée à relever par P.V les infractions au code de la Route, à procéder au dépistage alcoolémique. Toutes les missions pénales qui le nécessitent sont effectuées sous l’autorité d’un Officier de Police Judiciaire.

La PM assure un rôle de Police des marchés, de sécurité lors des cérémonies officielles, à l’occasion des festivités, de sécurisation de la sortie des écoles. Elle s’emploie à recueillir les objets trouvés ou perdus, et les déclarations de chiens dangereux. La police municipale a pour avantage la continuité, car il n'y a pas de turn-over d'effectifs comme dans la Gendarmerie. Les policiers municipaux habitent Thuir, ce qui permet d'établir des rapports de confiance et d’écoute avec la population. Jean-Luc Modat

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 09:35

TERESA, LE FLAMENCO DANS LA PEAU !

 De sa Barcelone natale, elle a conservé merveilleuse pointe d’accent et prestance altière espagnole façon à "Victoria Avril" ! Ce petit bout de femme fonctionne à l’énergie, à la passion. Son regard vif, perçant, révèle la femme de caractère : Teresa Huelin enseigne flamenco et sévillane. Connaissez-vous l’école de danse «La Macarena» à Thuir ? Rencontre.

C’est à Barcelone, que très jeune, Teresa débute la danse classique. Soudain, à 20 ans, c’est la rencontre passionnelle ! Le flamenco ne la quittera plus, il imprégnera sa vie durant. Dés lors, elle fréquente assidûment les cours de flamenco de l’illustre école de José de la Vega. «Immédiatement, le flamenco m’est apparu beaucoup plus attrayant, amusant, expressif… » Nous confie la facétieuse Teresa. Puis, elle perfectionne sa technique de danse dans la prestigieuse école de Carmen Contreras à Barcelone. « Il suffit de quelques rythmes de flamenco, pour aussitôt me subjuguer, me transcender en un autre être. Une profonde émotion m’envahit, j’ai la chair de poule…ça me prend là, aux tripes. C’est un besoin viscéral !» S’enflamme Teresa.

CURIEUX DESTIN

Mais quel curieux destin que le sien ! Elle épouse un Danois, le suit au Danemark. Là bas, Teresa enseigne, plusieurs années, son art aux employés dans les entreprises ! Un succès de fréquentation sans précédent ! Les Danois et les Danoises en raffolent. Désormais, le couple est établi ici. Teresa est opiniâtre. Voilà un an, elle crée avec la complicité de son adorable mari, l’école de danse «La Macarena» à Thuir pour adultes et enfants.

UN TRIOMPHE

Lors du premier spectacle en Juin, c‘est un triomphe extraordinaire ! Hélas, l’école «La Macarena» ne dispose pas encore de salle spécifique à Thuir. Les cours, dispensés au gymnase de l’hôpital de Thuir, refrènent certaines ardeurs ! Qu’en est-il pour la rentrée ? (A suivre !) En fin, rien de plus efficace que le flamenco pour recouvrir l’équilibre dans la monotonie de la vie quotidienne ! Quelques soucis ? Un peu de flamenco, c’est reparti !

Texte et Photos Réalisé Jean - Luc MODAT 

 Lieux : Salle de gym du Centre Hospitalier Léon Jean Grégory. Début saison :

Mercredi 6 Septembre à 17 h 30

pour les enfants confirmés.

Horaires :

Les Mercredis de 17 h 30 à 19 h - Enfants confirmés.

Les Jeudis de 20 h à 21 h 30 – Adultes débutants.

Les Vendredis de 18 h 30 à 20 h – Enfants débutants.

Les Vendredis de 20 h 00 à 21 h 30– Adultes medio.

A partir d’Octobre

le premier Dimanches de chaque mois, stage de 10 h à 12 h.

Contact : 04 68 53 49 19.

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