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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 16:38

undefined LA TENSION MONTE !

Devant plus de 200 personnes, à l’initiative du collectif «Non à la THT» les opposants au projet de ligne à très haute tension (THT) entre la France et l'Espagne, tenait réunion publique pour remobiliser ce Mercredi 30 Janvier à 20h30 à la MJC de Thuir.

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Laurent Belmas René Olive, Jean Claude Peralba et Jean Jacques Planes  

Le Collectif a programmé une série de réunions dans les villages pouvant être actuellement menacés par l’implantation de la THT, pour sensibiliser et accroître la mobilisation des populations. In fine le Collectif désire créer de nouvelles sections dans ces communes.
Tour à tour, à la tribune, René Olive, Jean Claude Peralba président du Sydeco THT 66, Laurent Belmas et Jean Jacques Planes  respectivement Président et vice Président du Collectif «Non à la THT», ont administré une piqûre de rappel à l’assistance. Chacun de ces intervenants a signifié ses inquiétudes quant aux brouillages intentionnels avérés…. Sommet Franco-espagnol du 10 janvier, rencontres avec l’émissaire européen M Monti le 16 et avec Jean-Louis Borloo le 18 janvier. 

Les questions ont fusé : Que signifient ces relances de projet THT ? Ne s'agirait-il pas d'une volonté de passage en force ? Le principe de décision sans grande concertation de concrétiser d'ici fin juin le projet d'interconnexion à très haute tension entre la France et l’Espagne, via le Perthus, est "inquiétant voire inacceptable". Selon Jean-Claude Peralba. C’est sans nul doute sous-estimer la détermination et la mobilisation de la population ! Face à ces atermoiements, Simone Balent Casals de Montferrer membre de la cellule de crise anti-THT précise : «Nous attendons une réponse rapide à la lettre adressée à Jean-Louis Boorlo dans laquelle nous réclamons une entrevue très rapide pour remettre à plat le dossier. Nous demandons expressément la justification de cette ligne hors contexte commercial. » 
Simone-Balent-Casals--Photo-JLM-7447-.jpg
Simone Balent Casals
Simone Balent Casals évoque aussi l'impact des champs électromagnétiques d’extrêmes basses fréquences sur la santé humaine, classés comme cancérigènes possible par l’Organisation Mondiale de la Santé «Des études épidémiologiques occultées par la France et menées par Gérald Draper, directeur de Recherche à l’université d’Oxford montrent une corrélation entre proximité de lignes THT même enfouillies et un surcroît de risque de leucémie chez l'enfant, de cancer du sein chez des femmes…» Précise-t-elle. C’est alors que Simone s’indigne : «Bien sûr qu’une THT aurait un impact désastreux sur l’environnement, sur l’économie, sur le tourisme, sur notre qualité de vie ! Je précise qu’à ce jour aucune Mairie n’a jamais reçu aucun document officiel de tracé. Aujourd’hui, tous les élus du Département sont encore contre la THT ! » 
L-ube-des-parties-de-l-assistance--Photo-JLM-7447-.jpgPourquoi un tel désintérêt  de la part des jeunes pour leur petit pays ?
A noter qu’u
ne grande manifestation est programmée avant le 1er Mars à Perpignan ! Enfin, la prochaine réunion d’information du Collectif «Non à la THT» aura lieu à Baho Lundi 4 février à 20h30.   

Jean-Luc Modat
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 09:19

Sursit ou pérennité aux caves Byrrh ? 

Alors que les 100 salariés des caves Byrrh craignaient pour leurs emplois, leur horizon semble s’être subitement dégagé suite aux annonces effectuées par la direction du groupe Pernod Ricard. 
Caves-Byrrh--Photo-JLM-7447-.jpg

Le groupe Pernod-Ricard envisageait de se séparer de sa filiale Cusenier, qui fabrique à Thuir des apéritifs emblématiques. Depuis Septembre 2005, Cusenier faisait l’objet de discrètes tractations de cession avec un repreneur, suspendues début 2006. le 6 Novembre 2006 un projet de remise à niveau pour rendre plus compétitif le site était présenté au personnel. Depuis, des menaces planaient sur l’emploi… Le 17 Septembre s’est tenu à Créteil au siège du groupe un comité d'entreprise exceptionnel. Le 20 Septembre Pierre Coppéré PDG de Pernod en visite à Thuir, a enfin levé le voile sur son projet d’améliorer de la rentabilité du site de Thuir. La centaine de salariés respire. Il n'y aura pas de licenciement sec aux caves Byrrh. Seulement des départs à la retraite anticipés sur la base du volontariat. Quelle surprise pour les salariés ! La montagne aurait-elle accouché d’une souris ? Pourquoi un tel revirement de stratégie ? Stéphane Mazaleyrat animateur sécurité sur le site des caves Byrrh, est délégué syndical FO, représentant du personnel au Comité d’Entreprise assistait à la réunion. «On s’attendait au pire, à des annonces douloureuses. Le résultat est à l’inverse de nos craintes… » Lance un tantinet perplexe Stéphane Mazaleyrat. «La direction propose le départ anticipé à la retraite à 57 ans, sur la base du volontariat. Aujourd’hui, 5 personnes répondraient aux critères. Cette mesure pourrait être étendue à 9 autres salariés. » Révèle-t-il. »Le volet économique, les modalités financières seront négociées en Octobre. Chaque dossier sera négocié au cas par cas. » Annonce le syndicaliste. 
St--phane-Mazaleyrat--Photo-JLM-7447-.jpg
Ces mesures incitatives de départ ont été aussi élargies aux 500 personnels du siège social de Créteil. 50 personnes identifiées seraient concernées par ces modalités. La direction du groupe propose également d’accompagner, de financer les départs volontaires de salariés, tentés soit par la création de leur propre entreprise, soit par un changement d’activité. Stéphane Mazaleyrat précise : «Si aucune personne à Thuir ne désirent partir, la direction s’est engagée à conserver tous son personnel.» Comprenne qui pourra ! «Aucun projet de vente du site, aucune vente de marque, pas de délocalisation de la production, aucune extériorisation, ne sont désormais envisagées ! C’est à dire que l’on revient à zéro et l’on part sur autre chose. « S’exclame le représentant du personnel. Et d’évoquer son trouble : «J’ai du mal qu’en même à suivre leur logique. Je ne vais pas m’en plaindre, le personnel non plus d’ailleurs. » D’autant plus que le PDG a annoncé que 700 000 Euros d’investissement seront injectés sur le site de production de Thuir dans la chaîne d’embouteillage et de conditionnement. Tout baignerait désormais dans une totale béatitude ? Le personnel n’est pas dupe, l’incrédulité subsiste, il attend la suite… «Et, comme tout cela ne va pas sans contreparties, un challenge a été lancé au personnel. Celui d’améliorer immédiatement nos performances, de dégager davantage de marges de production… » Espérons que l’illustre cuve des prestigieuses caves Byrrh continue pour longtemps à voir défiler à ses pieds des milliers de visiteurs…

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 08:27

Viticulture : si l’espoir venait des jeunes ?

Aujourd’hui le Monde change très vite. Vivre sur ses acquis, est à terme se condamner à disparaître. L’actuelle crise de la viticulture provoque un glacial désarroi dans la profession. Alors, le salut passerait-il par la recherche, l’innovation, par la création de nouveaux produits à base de raisins ? 
A-l-heure-de-l-ap--ro--JLM-7447-.jpg

De jeunes catalans (très diplômés), dynamiques, motivés, ont créé la société d’ingénierie i2d Institut de l'Innovation et du Développement durable. Constituée autour d’une famille vigneronne les Massotte de Trouillas (Pierre, Anne-Marie, Nicolas) associés à Gilles Mateu (informaticien) Nicolas Pech-Gourg (Gestion). L’Inra, l’institut coopératif du vin, le lycée agricole de Théza ont coopéré à la mise au point d’un nouveau produit. La société i2d l’a accompagné d’un concept novateur. 
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«Entre les
muscats doux et les secs… Un segment n’était pas du tout exploité
à ce jour.»
Analyse Nicolas Massotte. Pierre, son père précise : «Nous avons repris un produit existant en 1985, en avons modifié le procédé, et adapté aux goûts d’aujourd’hui. J’ai financé la mise au point du produit, les études de marketing, les travaux d’un oenologue.»  Cette boisson vinique fruitée ni vin, ni soda ni un prémix est déclinée sous 2 marques : Muskita et Youm tel llum (lumière en catalan). Muskita est conditionnée par la Brasserie des Albères, Youm par la cave coop de Trouillas. Ce pétillant à base de muscat est titré à 5, d'alcool, juste sucré, conditionné en bouteille 33cl. L’innovation, c’est aussi le packaging ! 
Muskita-nouveau--photo-JLM-7447-.jpg
«
Un Data-Matrix (double code barre) un clic avec l’appareil photo du téléphone portable pour se connecter sur le site i2d-active.com, obtenir les informations sur le produit.
» Révèle Gilles Mateu. Muskita, boisson de nouvelle génération pour de nouveaux consommateurs ? Perspectives de nouveaux marchés ? Sa robe or pale aux reflets verts séduit par ses arômes fins de jasmin. En bouche, fraîcheur, fruité, notes de houblon, d’abricot et de menthe surprennent agréablement. Muskita, se boit très frais à l’apéro, au dessert, aux fêtes. Cette boisson festive rime avec le rugby puisque elle est partenaire de la coupe du Monde de rugby lors des rencontres à Montpellier.  Promis à un bel avenir, la grande distribution est déjà séduite. Les temps changent ! Les jeunes diplômés des grandes écoles restent au pays. N’est-ce pas un gage inespéré de développement pour le pays catalan ?

Contact : 06 10 20 22 17 – contact @ I2D-active.com

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 09:52

FIN DE LA SAGA DES QUINCAILLIERS…

De charretier à quincaillier… Chez les Tignères, Fa temps ! On était charretier de père en fils… Cette grande lignée de charretiers thuirinois s’est achevée avec le jeune Marcel. Confronté à la mécanisation de l’agriculture qui supplantait le cheval, il a donc troqué la charrette pour le négoce. Qui, parmi les anciens thuirinois de souche, aurait oublié la quincaillerie Canal dans la rue Arago ?

En 1961, Marcel et Louisette Tignères reprennent cette modeste échoppe, trop exiguë, quelque peu vieillotte… L’époque est alors aux progrès, à la modernité. En 1973, le couple ouvre boutique plus spacieuse sur le Bd Grégory. Pendant 20 ans Marcel et Louisette Tignères ont tenu commerce. A l’âge de 23 ans, Michel, leur fils, se cherche. Quand il enfile la blouse, il épouse à son tour ce métier de quincaillier.

Cœurs de Ville boudés

C’est un personnage thuirinois. Délicates moustaches à la Dali, la cinquantaine rieuse, l’œil malicieux, prompt au mot gentil…. Michel Tignères alias «Titi» se tient sur son pas de porte. «Fins aviat !« Lance-il à l’adresse de passants… Songe-t-il déjà à ce Samedi où il tirera définitivement le rideau de sa chère quincaillerie ? «J’ai succédé à mes parents il y a 27 ans avec Mariane, ma femme.» Évoque Michel nostalgique. «Ce métier de quincaillier m’a énormément apporté au plan humain. J’ai vécu d’extraordinaires relations humaines !« Révèle-t-il sur le ton de la confidence. «L’automobile conditionne aujourd’hui les habitudes d’achats dans les grandes surfaces par facilité, commodité… De ce fait, Les cœurs de Ville sont hélas de plus en plus boudés par les chalands.» Lâche-t-il avisé. Ne tente il pas ainsi d’analyser les mutations sociétales et ses corollaires économiques qui ont précipité la fermeture de son commerce ?

Et la Qualité de vie alors !

Comment en est-il venu à cesser son activité ? «Parce que je ne voulais et ne pouvais m’installer en zone périurbaine à Thuir sous une enseigne nationale de bricolage… Ainsi, progressivement je n’ai fait que des dépannages, quelques bricoles… dans ces conditions impossible de poursuivre. « Analyse Michel fataliste. Avons-nous évalué les coûts et le temps imparti à nos déplacements ? Ne serait-il pas sensé de privilégier plus souvent la proximité ? Les coûts de plus en plus prohibitifs des carburants ne vont-ils pas infléchir, à terme, nos comportements ? La survie des centres ville ne passe-t-elle pas par ce triptyque : Rues piétonnes, vélos, transports en commun ? «Sans cesse courir, aller vite, pressés, stressés. Finis ! Accueil, conseils, contacts et relations humaines…Les gens achètent un prix et non plus un produit. Et la qualité de vie alors ! « S’exclame le quincaillier. Il déplore aussi avoir de moins en moins d’échos en retour à ses «Bonjour» ou «au revoir».

En guise de révérence le sympathique Michel n‘oublie pas de «remercier tous mes clients, la Ville de Thuir, tous les commerçants qui ont fréquenté mon établissement durant toutes ces années. » Samedi 20 Janvier à 19 h la saga d’une célèbre famille thuirinoise de quincailliers arrêtera ….

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