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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 13:56

Charlotte Julian s’expose nature

Depuis de nombreuses années elle expose partout en France, jamais en pays Catalan ! Une première dés ce Dimanche 18 Mai...

Samedi 17 Mai, ça se bouscule dans le petit musée des Arts et traditions populaires de Thuir ! L’association Les Cimaises éphémères chère au Président Jean Georges Mas accueille l’interprète de «Comme une fleur de province», la fantaisiste et populaire chanteuse Charlotte Julian. Elle y dévoile son autre talent, son autre passion, la peinture. Eh, oui ! Notre Charlotte nationale a fréquenté à Perpignan dans sa jeunesse conservatoire de musique et Beaux Arts …

Sa première exposition en Pays Catalan !

Affublée de son éternelle crinière rousse, le regard bleu profond, sur le ton de la confidence, la gentille Charlotte évoque : «J’ai fait les beaux Arts à Perpignan et je suis montée à Paris en 1969 pour chanter, devenir comédienne, pour exercer mon métier d’artiste. J’ai toujours conservé un joli petit coup de crayon. La peinture est un hobby pour moi» Il y a trente ans, à Paris, une amie lui demande de l’accompagner aux puces pour acquérir un Naïf. Les prix réfrènent l’amie. Spontanément, Charlotte, s’engage et fanfaronne :»Si c’est ce que tu veux, je t’en ferai un !« Après moultes essais laborieux, Charlotte peint son premier Naïf et l’offre à cette amie. «D’amis en amis ; de toiles en toiles, j’ai poursuivi pour faire plaisir !» Lance-t-elle dans un grand éclat de rire. Son second succès «Allez hop ! Tout le monde à la campagne» a probablement marqué son style pictural, son goût pour l’Art Naïf gentillet. C’est une artiste née, aujourd’hui accomplie ! «Cette peinture me correspond ! Ce tableau avec cette mémé devant sa porte avec ses chats je l’ai appelé : moi dans 10 ans. » Lâche-t-elle facétieuse.

Ses Œuvres figuratives minutieuses sont à son image, fraîches, pétillantes, colorées, natures… Elles sont empruntes de rêves d'une sérénité idéale et de souvenirs heureux d’enfance. «J’ai réalisé le rêve perdu de Maman, celui de devenir artiste !» Révèle-t-elle humblement.

Charlotte Julian semble davantage regarder le monde qui l’entoure avec les yeux de son âme qu'avec ceux de la raison. Pour certains, son Art Naïf peut paraître comme l’expression d’un infantilisme ou d’une niaise gaucherie. Pourtant, la stylisation et la simplification révèlent surtout l'imaginaire et le symbolisme d’un monde ingénu idéalement heureux…Utopie ou nostalgie ?

Musée des Arts et traditions populaires (à côté de la Mairie). Expo ouverte du 18 au 25 Mai. Entrée Libre. Contact 04 68 53 41 47.

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 18:18

Aline Mascle :«L’empreinte de mes émotions.

Du 23 au 30 Mars 2008 le petit Musée des Arts et Traditions populaires se meut en galerie.  L'association Les Cimaises éphémères accueille l'étonnante exposition des peintures abstraites lyriques d'Aline Mascle. Rencontre avec la singulière artiste....

 Aline Mascle 

Aline Mascle cultive la particularité d’être à la fois chanteuse lyrique et artiste peintre abstrait. « Ma quête à longtemps été de chercher ce qui lie la peinture au chant. Je pense avoir trouvé aujourd’hui, c’est sans doute « exprimer ses émotions ». Confie l’artiste catalane. Qui est-elle ? Aline a vu le jour à Perpignan, «au centre du monde !» comme elle se plaît à le préciser en guise de clin d'oeil provocateur à Salvador Dali... Enfance et rencontres conditionnent souvent toute notre existence, avec parfois, la complicité du facétieux destin ! D'une longue lignée d'artistes, l'Art et le chant ont nourri la tendre enfance de la petite Aline. "Je me devais de relever le défi !" Glisse Aline Mascle un tantinet provocatrice. De la maternelle à la Communale, du Collège au Lycée Arago ses dons artistiques peu à peu se révèlent. A 15 ans, les hasards de rencontre avec le peintre Gervais l'amènent à exposer pour la première fois et la confortent dans ses aspirations. Encouragée par son professeur des Beaux Arts au Lycée, Aline poursuit son apprentissage. "Je peignais alors aux pastels à l’huile, je pouvais toucher la matière, avoir la sensation d’être plus près de mon œuvre. Je réalisais portraits, nus et paysages. Bien sûr cela a été pour moi nécessaire d’acquérir ces bases, mais je voulais m’envoler, me libérer du figuratif. " Pour parfaire son apprentissage de l'Art figuratif, Aline Mascle s'envole pour les Etats-Unis. En 2006 l'artiste expose à la 7ème compétition d’art international du « Museum of History and Art » d’Utah aux Etats-Unis.
Aline-Mascle-et-l-obsession-de-l-au-del---Photo-JLM-7447-.jpg
Et là-bas, c'est la révélation, la rencontre avec
l’expressionnisme abstrait et l’Action Painting (peinture d’action). Aline décide progressivement de se tourner vers cette expression abstraite. Cet Art caractérise l’importance de la gestualité dans le travail de certains artistes expressionnistes abstraits... Peindre apparait alors comme un moment d’existence irréfléchi et pulsionnel. “L’Action Painting libère ainsi le corps et l’esprit de toute contrainte picturale, il faut agir sincèrement et sans réfléchir, c’est spontané.” Révèle-t-elle et de poursuivre passionnée : ”Cette liberté d’expression m’épanouis : les émotions comme la joie, la peine, les épreuves ou le bonheur sont exprimés sans limites. Faut-il encore savoir les lire, les comprendre et les déchiffrer à travers la peinture d’action. Quand je peins, je m’immerge dans mon tableau dans une autre dimension où je perds la notion du temps et de la réalité. Lorsque j’en sors, mon subconscient a laissé l’empreinte de mes émotions.” Déclare Aline Mascle.

Exposition du 23 au 30 Mars 2008 de 15h à 18h au Musée des Arts et Traditions (Prés de la Mairie) vernissage Samedi 22 Mars à partir de 18h30. Entrée Libre.

Jean-Luc Modat Tous droits réservés
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 09:45

QUATRE MAINS POUR UN CREDO

Jusqu’au 16 Septembre, Simone Malé et José Manzanarés deux artistes catalans exposent sculptures et peintures au Musée des Arts et traditions populaires. 
Jos---Manzanar--s-et-Simone-Mal----Photo-JLM-7447-.jpg

Complices à la vie comme à l’atelier... Le duo ne forme qu’un quand il s’agit de sculpter. Des sculptures de terre, de grés noirs, plâtre, cire exécutées à quatre mains aux designs surréalistes à la Giacometti. Aujourd’hui, Simone Malé et José Manzanarés semblent avoir atteint l’harmonie absolue. Elle leur permet de concrétiser l’accord artistique le plus parfait, fruit de longues années de complicité de vie. Quand l’un porte l’idée, l’autre réalise le geste et inversement. Comment distinguer la touche personnelle apportée par l’un ou l’autre des artistes dans chacune des statues ? 
Statues----la-Giacometti--Photo-JLM-7447-.jpg
«Chacun accomplit ce qu’il affectionne de réaliser dans la création d’une statue. José exécute les petits détails, moi les formes générales.» Avoue modestement Simone. «Nous sculptons d’étranges personnages filiformes tels des totems sortis du sol, délivrées des contingences terrestres pour atteindre des sphères spirituelles. » Evoque mystérieuse Simone. Caresse-pour-une-femme--Photo-JLM-7447-.jpgCes deux artistes sont fascinés par l’Afrique qu’ils n’ont hélas jamais visitée. Leurs œuvres figuratives présentées magnifient la femme africaine, sa sagesse, sa sérénité et sa beauté. Elles renvoient à une symbolique de fécondité et dégagent une extraordinaire puissance magique et esthétique. Les rêves d’Afrique de Simone et José deviennent invitations aux voyages dans l’espace et le temps pour le visiteur. Ce sont deux artistes accomplis parce qu’ils sont aussi peintres talentueux très influencés par Modigliani. Là, leur art s’exprime cette fois en solo. Leurs principales dernières toiles présentées dans cette exposition, célèbrent encore la femme en portraits. La femme est, pour Simone et José, le futur de l’homme à n’en pas douter c’est leur crédo…

Une exposition proposée par l’association Cimaises Ephémères jusqu’au 16 Septembre ouverte tous les jours de 15h à 18h. Entrée libre.(A côté de la Mairie) Contact 06 60 05 78 45

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 11:05

Le Monde de Carozo 
Jeudi 6 Septembre à 18h30, s’ouvre à l’espace Lambert Violet une exceptionnelle exposition de peintures et de sculptures bois. Caroline Cabrerizo peintre local a invité deux grands artistes à la rejoindre. Le sculpteur parisien Alain Galvez et le peintre Pascal Diamant Berger, installé à Saint Cyprien. 

Carozo-dans-son-atelier--Photo-JLM-7447-.jpg

Si le talent de l’artiste thuirinoise Caroso alias Caroline Cabrerizo est reconnu dans les grandes capitales, ici en Roussillon, il est quelque peu ignoré… Ne dit-on pas : Nul n’est prophète en son pays ? Qui soupçonnerait que ce petit bout de femme rousse, cette quadra aux allures bohèmes, soit une immense artiste ? À l’âge de 6 ans, Caroline a débute son initiation artistique à l’Académie d’Olga et Marcel Homs. Puis elle fréquente l’école des Beaux Arts de Perpignan. Quelles années plus tard, en 1989, Caroso obtient l’hospitalité de la Fondation Cartier, entre dans le dictionnaire Drout et enchaîne de nombreuses expositions à Paris, New York et Saint Pétersbourg… Après une période de gestation créatrice, la voilà replongée dans la frénésie de création ! Tels Maîtres tel…. est le thème de son expo où l’humain et l’animal se confondent.  A côté, quelques huiles exposées d’une grande force magnifient la femme libérée. Un hymne à l’Amour dans des espaces acides déstructurés. «Mon thème est l'humain et ses positions lascives nous ramènent à un univers que nous pourrions qualifier de kitch.» Souligne la désinvolte Caroline.  Les couleurs chaudes, orangers et rouges, les forts contrastes, rappellent son puissant attachement au pays catalan. Cet attachement méditerranéen, elle l’a magnifié en un remarquable triptyque de 3 mètres, emprunt d’une étrange sensualité «le matador et le taureau». A la fois surprenante, envoûtante, énigmatique et sensuelle, Caroline Cabrerizo tente de s'évader d'un monde qui ne lui ressemble vraiment pas pour créer au bout de son pinceau une autre réalité, un ailleurs. Aux confins du figuratif expressif et d’un univers imaginaire subtil, tantôt tourmenté tantôt optimiste…. C’est le Monde de Carozo !

Le visiteur pourra aussi admirer les peintures abstraites aux couleurs chatoyantes du talentueux Pascal Diamant-Berger et les œuvres du surprenant sculpteur parisien Alain Galvez.

Vernissage Jeudi 6 Septembre à 18h30. Espace Lambert Violet

Expo ouverte dés ce 3 Septembre jusqu’au 16 Septembre de 15h à 19h – Entrée Libre.
 
Caroline Cabrerizo  s'est envolée le 8 Septembre pour Shangai, invitée d'honneur de l'exposition iinternationale organisée dans la plus grande ville chinoise capitale mondiale de l'Art contemporain. A son retour je réaliserai un reportage sur cet expo ainsi que sur le vécu de l'artiste en Chine sous différents aspects !

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 16:12

EXPOSITION CONSACREE A JEAN LURÇAT 
Jusqu'au 26 Août, l'Espace Culturel Lambert Violet à Thuir, accueille une extraordinaire exposition consacrée à l'artiste engagé, à l'éternel voyageur : Jean Lurçat. Une visite s'impose donc dans votre itinéraire de tourisme culturel en Pays catalan...
 
L-espace-culturel-Lambert-Violet--Photo-JLM-7447-.jpg
L'Espace Culturel Lambert Violet a du être spécialement aménagé pour pouvoir accueillir cette remarquable exposition du Musée d'Aubusson. Lumières tamisées, obscurité des lieux, rehaussé d'un fonds musical de bon goût, tout invite à l'admiration, à la contemplation.... Cette exposition Jean Lurçat permet au visiteur de découvrir, un précieux échantillon de tapisseries de son immense œuvre tissée, agrémentée de quelques céramiques, témoignages de ses séjours à Sant Vicens à Perpignan. 
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Qui était Jean Lurçat ? 
Jean-Lur--at--Photo-JLM-7447--copie-1.jpg
Il voit le jour en 1892, à Bruyères dans les Vosges en 1892, dans une modeste famille aux origines espagnoles. Alors que ses parents le destinent à une carrière de médecin militaire, lui envoie tout paître, pour se consacrer à la peinture. Vite lassé par l’enseignement académique dispensé aux Beaux Arts de Paris, il s’exerce aux fresques, découvre la peinture contemporaine. Jusqu’en 1939, Lurçat est surtout peintre influencé par les fauvistes, les cubistes, les surréalistes... Pourtant, il est, dans ses tapisseries surtout symboliste. L’essentiel de l’oeuvre textile de Lurçat procède de la tapisserie de lisse ou «fresque mobile». L'artiste peintre cartonnier exprime dans ses oeuvres les manifestations de sa vie intérieure en opposition au monde extérieur. Tantôt angoissé par les menaces qui pèsent sur l’Humanité tantôt emporté par la foi qu'il porte en l'Homme, il utilise son langage des formes, des rythmes et des couleurs pour transmettre son message humaniste à ses semblables. Lurçat crie le bonheur et l’espoir... 
L'exceptionnelle exposition à Thuir 
Tapisserie-Jean-Lur--at--Photo-JLM-7447-.jpg
En pénétrant dans l'exposition, le visiteur est subjugué tant par la quiétude des lieux que par la flamboyance des immenses tapisseries présentées. Cet ensemble d’une vingtaine de tapisseries révèle la vision épique, poétique, symbolique et humaniste du Monde de l’artiste. L’homme y est traité sous une vision cosmique, à la fois minérale, végétale, eau, feu, plante et étoile. La Porte jaune, exposée est caractéristique de l'organisation de l'espace chez Jean Lurçat avec ses jeux de lignes horizontales et verticales. L'opposition jaune et noir évoque la lumière et le néant. 
Tapisserie-Lur--at--Photo-JLM-7447--copie-2.jpg
Là, Lurçat privilégie soleils et étoiles déployés au moyen d'un graphisme simplifié et flamboyant. Plus loin, c'est L'eau et le feu. Ici, Jean Lurçat met en scène en opposition, le coq et le bouc. Le bouc menaçant représente les forces démoniaques associées à la nuit, à l'ombre. Le coq est le symbole triomphant, annonciateur de l'aurore, Dans cette oeuvre, l'artiste proclame une reconnaissance aux forces naturelles opposées mais complémentaires, d'où jaillit la vie. Une exceptionnelle exposition réalisée par l’Office Municipal de la Culture en partenariat avec le Musée de la tapisserie d’Aubusson et Madame Jean Lurçat. A découvrir jusqu’au 26 Août à l’Espace Lambert Violet face aux caves Byrrh. Ouverture tous les jours de 10h à 12h – 15h à 18h30. Le Dimanche 15h à 18h. Entrée libre. Contact : 04 58 53 45 88

Texte et Photos © copyright Jean-Luc Modat 07-2007
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 07:39
Le monde merveilleux de Sauveur.

La vie est souvent surprenante. Alors que le quotidien routinier a usé nos illusions, délavé nos rêves d’enfance, tout à coups surgit dans notre mûre existence une passion ! Comme Sauveur Alcaraz, a plus de soixante dix ans, qui se découvre la marotte pour les miniatures. 
Sauveur-Alcaraz--Photo-JLM-7447-.jpg© copyright Jean-Luc Modat 06-2007
Son regard est franc, le verbe direct. Il respire la gentillesse, la bonté et l’humilité des gens simples. C’est son fils, Frédo qui l’a poussé à exposer au Musée des Arts et Traditions populaires. Lui, n’aurait jamais osé se mettre en avant, s’exposer ! Cet ancien menuisier a su conservé et cultivé le goût du détail, du travail bien fait. Au gré de ses innombrables randonnées dans les montagnes catalanes, Sauveur a ramené des croquis de monuments célèbres ou oubliés : »Ce qui est bizarre, c’est que je réalise le plus souvent des miniatures d’édifices religieux, moi qui ne suis pas croyant ! » Lance-t-il en guise de boutade. 
Chapelle-St-Sauveur--Photo-JLM-7447-.jpg© copyright Jean-Luc Modat 06-2007
Il a arpenté toutes les montagnes environnantes. «Je m’installe au jardin quand ça me prend et je m’y mets. C’est pour moi un passe-temps.» Révèle-t-il humblement. Chapelle, mas, orry… il construit ses miniatures en pierres minuscules, morceaux de schistes taillés minutieusement. «Je fabrique tous les objets et les décors dont j’ai besoin pour créer mes compositions. Cela leur confère un caractère unique» Extraordinaire mémoire visuelle et sens de l’imagination font le reste ! Certains modèles représentent plusieurs mois de réalisation. Quel travail, le résultat est prodigieux et admirable, époustouflant ! 
Notre-Dame-del-Coll----Calmeilles--Photo-JLM-7447-.jpgNotre-Dame-des-Anges-Collioure--Photo-JLM-7447-.jpg












© copyright Jean-Luc Modat 07-2007
Un voyage dans le temps et le patrimoine architectural catalan inspiré par Sauveur, à ne surtout pas manquer…Pour cette exposition, les toiles bucoliques de deux artistes figuratifs catalans d’Olot accompagnent magnifiquement les œuvres de Sauveur Alcaraz. Enric Rubio est le maître, son élève Llorenc Danes a la particularité de conjuguer son activité artistique avec celle de berger ! Trois artistes des deux Catalognes réunis au Musée des Arts et traditions populaires de Thuir par l’association Cimaises éphémères.

Jusqu’au Dimanche 8 Juillet tous les jours de 10h30-12h puis 15h-18h. Entrée libre.

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 08:40
FLASH BACK HOMMAGE A PAU MINES

Article paru dans le quotidien "L'Indépendant" à la rubrique Temps Fort le Lundi 14 Novembre 2005

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C’est un coin de garrigue battu par les vents qui surplombe la plaine du Roussillon. Là, à deux pas du charmant petit village de Sainte Colombe de la Commanderie, une silhouette sous un majestueux chêne est immobile… En s’approchant, de suite on reconnaît Paul (Pau en catalan). Son chapeau vissé sur la tête, il rêvasse. Chaque jour de l’année, par tout temps et saison, il aime fréquenter en ces lieux seul. Souvent il y retrouve des amis avec qui il refait le Monde. Les lieux l’inspirent. Il recherche la paix, la quiétude. Parfois, il peint, griffonne un croquis pour saisir l’instant, l’inspiration…  Pau s’en est allé. Ses amis ont dédié cet arbre à leur Ami. « L’alzine de Paul »

Jean-Luc Modat


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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 16:24

L'art singulier , en quête d’Absolu !

Vendredi 20 Avril à partir de 18h30 au Centre culturel Lambert Violet, l’Office Municipal de la culture de Thuir propose une étonnante exposition de peintures et sculptures consacrée à l’Artiste catalan Serge Bruna. Rencontre avec cet artiste singulier.

Cet ancien élève des Beaux Arts de Perpignan, crée depuis 30 ans dans son atelier lové dans la garrigue sauvage entre Thuir et Ille/têt. Il aime se qualifier d’artiste catalan et singulier. «J’éprouve un besoin vital de créer. Je ne peux pas vivre sans peindre sans sculpter. « Nous confie Serge Bruna. La cinquantaine posée et magnanime, il affectionne les longues ballades solitaires dans les Aspres propices à la réflexion, à la rencontre avec lui-même… Là, il y puise son inspiration créative se nourrissant de couleurs et de formes. «Tout jeune, je me suis mis à la sculpture, une fenêtre ouverte sur la quête de l’Absolu. Je sculpte le métal que j’oxyde de différentes couleurs en traitant les surfaces de manière brute. » Révèle-t-il posément.

Il s’arrête prés d’une statue et il évoque : «L’Art Premier ou Primitif, je m’en suis inspiré un temp. Je trouvais que c’était la période humaine où l’Art était le plus puissant, originel. Je me consacre désormais à des créations moins figuratives. » En promenant le regard, les œuvres exposées intègrent fréquemment un nombre ou des compositions géométriques révélant le métaphorique issue des mythologies : poissons, anges, allégories… «Le nombre 3 intégré dans mes œuvres est une symbolique dans la création. Il représente force, stabilité et Trinité. Je considère qu’il y a toujours une dimension instinctive géométrique que je n’arrive pas à expliquer mais que je pressant. » Témoigne Serge Bruna, faisant preuve d’une étroite communion avec les sujet traités. Cet artiste accompli, arrive d’Avignon où il exposait. Il offre à Thuir la primeur de la présentation de ses peintures grands formats. Comme l’artiste est assurément altruiste et généreux, il rétrocède une partie de ses ventes à l’association Têt-Tshuapa du Père Dieudonné LOKULI, Curé de la paroisse d’Ille-sur-Tet. Cette Association a pour but de venir en aide aux enfants des villages congolais de Bokungu et d’Ikela, d’où est originaire le Père LOKULI. Venez découvrir l'Art Singulier, brut, insolite, hors Norme, à la marge des chemins battus avec Serge Bruna !

Vernissage Vendredi 20 Avril à 18h30 au centre culturel Lambert Violet (Face aux caves Byrrh) L’expo se poursuit du 21 Avril au 6 Mai. En semaine de 15h à 19h. Samedis et Dimanches 10h à 12h – 15h à 19h. Entrée libre. Renseignements OMCAT : 04.68.84.67.87

 Jean-Luc Modat

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 15:36

CHANGER LES COULEURS DU TEMPS

Jusqu’à Samedi au marché, la ville de Thuir fête «le Printemps des poètes». Enfants, parfois même grands enfants en cohorte ou seul, clament des poèmes.

«Quand le Printemps est dans la rue on se met à la fenêtre et l’on regarde passer les poèmes Alors on appelle le plus beau et hop ! Il vous saute au cou.» Ces jolis mots de Pierre Albert Birot pourraient définir le «Printemps des poètes» de Thuir. Au coin de la rue, en intérieurs, dans les échoppes, les «hostals» et tavernes, elle s’invite partout. Elle en devient même populaire : clamée, slamée ou chantée. Bambins, gamins, jeunes et grandes personnes, tous s’en sont donné à cœur joie. Mais se soucier ainsi de poésie, est-ce bien raisonnable à votre âge ? Vous n’imaginez pas le bien que ça procure ! Elle s’adresse à cette part réservée d'enfance dissimulée en nous et provoque de fortes émotions. Après avoir lu ou écouté un poème : On est plus pareil ! On respire mieux, on se sent (plus) humain, plus libre. Les enfants du centre de loisirs, de l’école de musique et résidents de la Maison de retraite en savent quelque chose, eux qui ont ensemble partagé Mercredi d’émouvants moments de tendresse en poésie. Bravissimo pour le «Temps des Cerises» entonné en chœur dans la Médiathèque ! Que dire de l’après-midi de Jeudi à la Salle Violet ? Maternelles, primaires, collégiens sont montés tour à tour sur scène pour offrir leur délicieuse poésie. Moments extraordinaires, spontanés, sans mièvreries avec un final chanté «En sortant de l’école» de Jacques Prévert ! Tiens, voilà les comédiens qui arrivent ! C’est la troupe théâtrale des Beaux masques qui va ici, s’en va là bas…Chaque jour jusqu’à Samedi matin au marché, ces saltimbanques de l’imprévu diront de beaux textes de chansons françaises… A vous de voir !

Jean-Luc Modat

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 11:05

HARO SUR LE POIDS DES IMAGES !

Quand le passé et ses traditions rencontre le virtuel et ses provocations… ça donne une surprenante exposition photos Pop’Art au Musée des Arts et traditions populaire jusqu’au 4 Mars…Entrez donc !

Quand les visiteurs poussent la porte, ils sont aussitôt interpellés. Certains sont hilares, d’autres restent dubitatifs, mais jamais indifférents ! A y regarder de plus prés, cette exposition avant-gardiste, révèle le regard excentrique voire décalé, que porte l’artiste sur notre époque. Son talent réside en sa capacité à bousculer valeurs convenues et principes établis dans l’esprit de chacun. Il dénonce le poids trop fort de l’image et le concept du paraître qui conditionnent notre comportement au quotidien. Ainsi, se joue-t-il avec humour et provocation, des interdits, des tabous, des stéréotypées, des mythes, des espaces et du temps…Il se plait à désacraliser. Là, c’est un Hitler affublé d’un nez de clown, puis De Gaulle en revue de troupes dénudées. Plus loin Staline, en DJ de boîte de nuit, et l’idole Zidane…à vous de voir ! Au sortir de l’expo, l’artiste est là, discret…

C’est Grégory Herpe. Une pointe d’accent parisien, la quarantaine flamboyante, c‘est un volubile, Grégory. Tiens, prenons le temps de le rencontrer ! Tour à tour, acteur, scénariste, chanteur, réalisateur de films, écrivain, metteur en scène de théâtre et de concert, journaliste, animateur radio… Il a la passion des Arts chevillée au corps. Les hasards de vie le mènent à poser ses malles bourrées de talents à deux pas de Thuir. Qu‘importe les lieux, l‘homme est insatiable. «La photo était l’une de mes vieilles passions. Hélas, mes nombreuses occupations ne me permettaient pas de m’y investir complètement.» Livre-t-il simplement. Jeune, il fréquentait les expos du Centre Pompidou où il s’est pris de passion pour le Pop’Art abrégé de «popular art. «Pour créer une photo composition je dois parfois réaliser plus de 100 clichés de détails. Je sélectionne un ovale de visage de célébrité et je crée situations et espaces virtuels.» Explique-t-il. Le résultat est étonnant et ça décoiffe !

Exposition à découvrir au Musée des Arts et traditions (à côté de l’Hôtel de Ville) jusqu’au 4 Mars tous les jours de 15 à 18 h. Entrée libre. Jean-Luc Modat

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