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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 22:46

UNE AUTRE EPOQUE

Qui soupçonnerait Marcel de ne pas être thuirinois de souche, tant il fait parti des figures emblématiques de cette Ville ? C’est aussi un personnage incontournable de la vie de l’UST ! Ce Vendredi matin, son émotion est palpable. Marcel Julia passe la main à Sylvie et Jean-François Rampon… Pour lui, après 48 ans derrière son comptoir, le passé est simple ; le futur, antérieur… 


Marcel-Julia-tourne-la-page--Photo-Jean-Luc-Modat-7447-.jpg

© copyright Jean-Luc Modat 06-2007

Marcel Julia, ancien troisième ligne au RC Narbonne et à l’USAP, vient de signer une mutation en faveur de l’UST. Aussitôt, ce natif de Corneilla del Vercol, s’installe à Thuir avec Hélène son épouse. «A 23 ans, je quitte Corneilla et l’entreprise familiale «Julia-Malet» de machines outils agricoles, dirigée par mon père et mes oncles pour me lancer dans la vie.» C’est le 1 Avril 1959, Marcel et Hélène, succèdent aux époux Farran derrière le comptoir du vieux et minuscule bureau de tabac de la rue du souvenir. C’est alors l’artère commerçante principale du cœur de ville où se concentrent une quarantaine d’échoppes. Les soirs d’Été, les gens vivent dehors, prennent «la fresca» sur les pas de porte, jusqu’à tard dans la nuit. «En ce temps là, nous ouvrions dés 6h du matin jusqu’à 10 heures du soir. Et puis, chacun prenait davantage le temps de discuter qu‘aujourd’hui.» Confirme Marcel un tantinet nostalgique. «Dés mon installation, j’ai de suite eu comme clients tous les illustres anciens de l’UST. Ils m’ont initié à la légende du Club !» S’exclame-t-il non sans fierté.Très vite, cet endroit devient rendez-vous des spécialistes du verbe haut, haut lieu des histoires croustillantes, siège incontournable des commentateurs avisés des 4èmes mi-temps qui refont les matchs et forment les équipes…Un peu à l’étroit, en 1962, les «Julia» décident d’agrandir leur magasin. Soucieux de diversifications, au tabac, timbres, confiseries, articles de chasse et de pêche, ils intègrent parfums, jouets…et le journal d’ici L’Indépendant. En 1971, Thuir connaît une importante expansion grâce à l’ouverture de l’hôpital. Les visites des caves Byrrh drainent un flot continu de touristes qui ignore le cœur de ville. Vivoter ou réagir ? Marcel a choisi ! En 1972, il saute sur une opportunité et acquiert un «courtal» aux demoiselles Romeu, bien situé sur un axe stratégique de passages. Il y fait bâtir l’actuel magasin de plus de 100 m2. , outre le tabac, on y trouve timbres-poste, cartes postales, L’Indépendant, journaux nationaux et magazines, librairie. Il flaire le bon coup du loto… En 1986, ses enfants, Anne et Marc intègrent l’affaire familiale. En 2000, le temps de la retraite pour Marcel a sonné ! Son fils lui succède, informatise le magasin, le modernise, toujours sous l’œil bienveillant de son père. Aujourd’hui, Marc a hélas décidé de changer d’activité et d’horizon.Sylvie et Jean-François Rampon reprennent la succession. Ils ouvriront désormais chaque Dimanche et conserveront intégralement la sympathique équipe des 4 vendeuses. Il n’y a pas de trop pour accueillir les 1200 clients quotidiens. Ce Vendredi, L’Indépendant était offert à tous clients en guise d’au revoir pour Marcel ou de bienvenus pour Sylvie et Jean-François … Les yeux rougis mélancoliques, Marcel a une tendre pensée pour sa fidèle clientèle. 48 ans ça tisse des liens !  «J’ai décidé de venir chercher mon journal tous les matins ici, bien sûr comme client !« Se lance Monsieur Julia en guise de défi comme pour ne pas oublier ce qu’il a su créer et faire prospérer…

Marc-et-Marcel-Julia-et-l---quipe-de-vendeuses--Photo-Jean-Luc-Modat-7447-.jpg

© copyright Jean-Luc Modat 06-2007
Venus, tout droit du Cantal,

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  © copyright Jean-Luc Modat 06-2007

 

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 07:26

CONFERENCE SUR LA CRISE DE LA VITICULTURE EN 1907

 

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Ce Jeudi 24 Mai à 18h, à l’Espace Culturel Lambert Violet, l’Office Municipal de la Culture, proposait une conférence sur la crise de la viticulture. Thuir, capitale des Aspres, terre viticole est à nouveau touchée de plein fouet par cette crise. Nombres de vignes sont aujourd’hui hélas arrachées… La mondialisation, la mévente rappelle un passé douloureux pas si lointain… Cette conférence organisée sous l’égide de l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques de la Section des Pyrénées Orientales était intitulée : «Mémoire et actualité de la révolte des vignerons du Midi 1907-2007 ». Elle était animée par un authentique personnage à la faconde méridionale : Rémy Pech ! Ce professeur d’histoire contemporaine, ancien président de l’Université du Mirail de Toulouse, est spécialiste de la viticulture languedocienne et des événements de 1907. Il est co-auteur avec Jules Maurin de l’ouvrage : «1907 – Les mutins de la République «. Ce livre venait en support de la conférence. Avec force détails et anecdotes, Rémy Pech : «Révolte désespérée du Midi viticole, de Perpignan à Nîmes ; mutinerie, déportation en Tunisie… Une cinquantaine de personnes a été subjuguée par cette page d’histoire vivante, à la fois si lointaine et si proche : Comprendre le passé pour appréhender le présent. Des conférences de cette qualité on en redemande ! 

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 10:23

L’UST carbure à la fierté, à la passion et à l’Amitié !

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Loin des clameurs du rugby d’élite formaté, stéréotypé, le rugby des clochers et des campagnes… Anachronisme ? Clichés surannés ? Ce rugby a su conserver le sens des vraies valeurs humaines, l’attachement à l’accent des terroirs. L’UST carbure à la fierté, à la passion et à l’Amitié ! Ne serait-elle pas aussi l’emblème de ce rugby des villages ? Les jeunes co-présidents de l’UST, Pierre TERREZGUI et Sébastien CASENOVE, nagent dans le bonheur ! L’UST a gagné son ticket pour jouer à l’étage supérieur, en Fédérale 2, et joue son quart de finale ce dimanche. A-t-elle sa place à ce niveau ?  «L’UST a toute sa place car l’équipe a été performante cette saison. Nous avons un très bon effectif où s’exercent une solidarité et une amitié sans faille. Pour la saison prochaine, quelques copains (surtout des jeunes) devraient nous rejoindre mais la priorité va au groupe actuel.» Confie posément Sébastien Casenove. Cette évolution aura une incidence au plan financier, « Nous devrons faire face à une augmentation sensible des charges qui seront compensées par des recettes supplémentaires. Notre budget sera en équilibre. C’est une priorité. » Souligne lucide Sébastien «L’UST, de par son histoire fédère encore autour d’elle de fidèles supporters. Son impact est encore trop limité dans la ville et les Aspres. Dès la saison prochaine, nous associerons l »image du Club à la promotion du territoire et des produits locaux. Quelques projets en ce sens sont en cours d’élaboration.» Révèle Sébastien, et Pierre TERREZGUI de poursuivre enthousiaste : »Ce week-end, nous espérons une forte mobilisation des supporters. Les joueurs sont très sensibles aux encouragements catalans. Pour info, la penya de l’Aspre organise un bus de supporters. « Pierre et Sébastien ne peuvent contenir le feu de la passion qui les anime. De concert ils s’expriment : »Nos joueurs ont du caractère. Ce sont des compétiteurs. Ils abordent ce match pour le gagner. Certains ont l’expérience de ce niveau, pour d’autres, c’est une première. Une chose est sûre, le 27 mai à 18h, ils auront tout donné, sans tricher ! Quoi qu’il arrive nous serons très fiers d’eux. Par superstition, les joueurs repartent la veille, dans le même hôtel que la semaine passée ! La petite nouveauté, c’est que l’équipe jouera avec des chaussettes catalanes, signe extérieur de notre catalanité. Ils les porteront ce dimanche avec le même orgueil et la même fierté que le maillot vert et blanc. » Tout le Roussillon attend un exploit : Forca l’UST ! Bon vent !Renseignements BUS : 04 68 53 42 14

Jean-Luc MODAT
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 08:52

CONFERENCE SUR LA CRISE DE LA VITICULTURE

 

Jeudi 24 Mai à 18h, à l’Espace Culturel Lambert Violet, l’Office Municipal de la Culture, propose une conférence sur la crise de la viticulture. Thuir, capitale des Aspres, à vocation viticole est touchée de plein fouet par cette crise. Nombres de vignes sont aujourd’hui arrachées…

Remy-PECH--Photo-Jean-Luc-Modat-7447-.jpgCette conférence organisée sous l’égide de l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques de la Section des Pyrénées Orientales est intitulée : «Mémoire et actualité de la révolte des vignerons du Midi 1907-2007 ». Elle sera animée par un authentique personnage à la faconde méridionale : Rémy Pech ! Ce professeur d’histoire contemporaine, ancien président de l’Université du Mirail de Toulouse, est spécialiste de la viticulture languedocienne et des événements de 1907 est co-auteur avec Jules Maurin de l’ouvrage : «1907 – Les mutins de la République «.  

 

Au début du siècle dernier, la crise viticole a provoqué en Languedoc-Roussillon des manifestations de masse d’une ampleur jamais inégalée, à l’appel d’un paysan charismatique, Marcelin Albert. Mars-juin 1907 : la révolte gronde dans le Midi viticole, de Perpignan à Nîmes. Des comités de défense viticole se forment, des leaders surgissent. Les villes accueillent des centaines de milliers de manifestants, des émeutes éclatent, on compte des morts, des maires démissionnent. L’armée est appelée à la rescousse pour rétablir l’ordre. La région est pourtant pleinement républicaine, mais elle est poussée au désespoir par la mévente du vin. Des catalans comme le commandant Vilarem et le caporal Fondecave ont joué un rôle éminent dans la mutinerie du «17ème d’infanterie» de Béziers, (les conscrits viennent du cru). C’est l’apogée d’une crise. La France retient son souffle. La sanction tombe : les mutins sont envoyés à Gafsa, en Tunisie, et Clemenceau rétablit le calme. Mais la révolte du Midi et la mutinerie du 17e régiment sont entrées à jamais dans la mémoire collective.


Les vignerons catalans ont été particulièrement combatifs ! Grève de l’impôt par la commune de Baixas, immense manifestation du 19 mai à Perpignan, incendie de la Préfecture le 20 juin. La crise est dénouée par le président du Conseil Clemenceau… Au prix d’une répression sanglante, de quelques ruses et de deux lois qui fondent la protection de la viticulture française. Elle est aujourd’hui à nouveau confrontée à une crise d’un nouveau type : la mondialisation.

Le souvenir de cette année 1907 est encore très vivace dans les mémoires. Il est aujourd’hui l’objet de commémorations et de publications auxquelles Rémy PECH, historien et enfant du vignoble, prend toute sa part. Il présentera, en s’appuyant sur des documents inédits, une évocation de cette épopée et son analyse sur la crise viticole actuelle. Remy Pech présentera et dédicacera après la conférence son livre « 1907 : Les mutins de la République », Editions Privat, un ouvrage qui aborde l’événement sous l’angle le plus neuf.

 

Entrée libre Renseignements : 04 68 84 67 87 www.thuir.com

 

Jean-Luc MODAT
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 08:12

UN COMBAT POUR LA VIE

Co-déléguée régionale de l’Association APAISER (Association Pour Aider et informer les syringomyéliques Européens Réussis) Anne Julia organise ce samedi 19 Mai à Thuir à partir de 9h00 devant la Maison de la Presse une action d’information et de sensibilisation sur cette terrible maladie orpheline qu’est la syringomyélie.

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Quel regard portons-nous sur les personnes malades et handicapées ? Hélas, il est le plus souvent furtif ou détourné…alors qu’il devrait être humain, humble et compassionnel ! Car nul n’est à l’abri d’un problème de santé invalidant. Peu connue, la syringomyélie est une maladie dont les origines proviennent soit d’une malformation congénitale du système nerveux central appelé malformation de Chiari soit d’une lésion acquise : méningite, traumatisme, tumeur... Peut-on continuer à faire semblant d’ignorer que la détérioration de l’environnement ne puisse pas affecter notre santé ? A l’âge de 26 ans les premiers symptômes de cette terrible maladie apparaissent. Diagnostic : Anne Julia est atteinte par cette maladie invalidante. Elle se caractérise par la présence d'une ou plusieurs cavités, plus ou moins étendues, à l'intérieur de la moelle épinière qui vont comprimer, léser les fibres nerveuses créant nombre de désordres neurologiques. Anne subit avec courage de multiples et lourdes interventions neurochirurgicales à Marseille. C’est une admirable battante, Anne ! «Je ne m’en serait pas sortie si je n’avais pas eu la chance d’avoir autour de moi énormément d’attentions et d’affection de la part de mes parents et de mes nombreux amis. Grâce à eux et je les en remercie du plus profond de mon cœur, je vis bien. Je suis bien dans ma tête car j’ai accepté mon handicap et j’accepte de vivre bien, avec". Témoigne-t-elle. Et en plus elle est dynamique, très active par-dessus le marché ! Quel bel exemple pour certains. Présidente de l’association de danse de salon à Llupia, intervenante bénévole à Thuir Solidarité auprès des enfants en difficulté pour l’aide aux devoirs…Depuis Novembre 2006, elle a adhéré à l’APAISER  et s’y est engagée pour devenir Co-déléguée régionale avec Mme Morel de Céret. «Mon intention est de me rapprocher rapidement des neurologues des établissements médicaux locaux de les rendre attentifs à cette affection neurologique et de faire connaître mon association. » Puis, avec un naturel admirable, Anne Julia souffle l’optimisme à l’adresse de tous «Il faut demeurer combatif, jamais se laisser aller ! »  Samedi, elle vous accueillera devant la Maison de la presse «J’ai des tee-shirts, stylos, sacs à vendre, dés 9h jusqu’à 12h30 au profit de l’association. » Alors, ce Samedi, réservez lui une petite visite sur son stand, un sourire dans vos yeux ou sur vos lèvres, témoignages de sympathie…lui feront chaud au cœur à n’en pas douter.

Contact : 04 68 53 20 82 – anne.julia609@orange.fr - http://www.apaiser.asso.fr/

Jean-Luc Modat
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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 11:18

Els dansaïres catalans de Tuïr, la Générale !

Dimanche 20 mai 2007, à partir de 15h à la salle Violet « Els dansaïres catalans de Tuïr » proposent leur 49ème générale ! dansa_res_catalans5.jpg

Le Roussillon a su conserver une foule de traditions vivaces dont de nombreuses danses catalanes. Elles représentent les symboles de la fierté et de l'unité catalane. Elles animent en Eté encore les places de nos villages. Ces danses catalanes sont toujours à l’honneur à Thuir qui cultive avec bonheur depuis fort longtemps sa catalanité !  Dimanche, les trois sections de l’association « Els dansaïres catalans de Tuïr » : Infantils, juvenils et cos de ball soit une soixantaine de danseurs proposeront un spectacle haut en couleurs. Les pas s’enchaîneront aux rythmes des “tibles” et “tenores”, trompettes, “fiscorns”, contrebasse, rythmé par le tambourin, dirigé par le “flabiol” (petite flûte champêtre de pâtre). Les ballets célébreront tour à tour l’amour et la félicité, la douleur et la mort.  La richesse du folklore catalan, valencien et mallorquin, la variété des magnifiques costumes éblouiront les spectateurs tout au long de l’après midi. Un spectacle à ne surtout pas rater ! Entrée 5 euros. Contact : 04.68.53.54.02Jean-Luc Modat

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 22:59

 

Éric Dardill du cinéma au polar catalan.

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© copyright Jean-Luc Modat 07-2007
Attablé à la terrasse ombragée du Bar de l’Etoile, «un petit noir ! » lance Eric Dardill à l’adresse de la serveuse. Qui, à Thuir, soupçonnerait cet homme discret, d’être éminent écrivain ? L’homme affable se prête volontiers à la rencontre.

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© copyright Jean-Luc Modat 05-2007
«Je suis juste né par hasard à Montpellier en 1964.» Regrette-t-il amusé. »Mais j’ai grandi à Thuir, mes aïeuls et mes parents sont catalans. Je n’ai cessé de revendiquer mon identité catalane. » S’empresse-t-il de révéler. Obligé de monter à Paris pour exercer sa profession, monteur de film dans le cinéma. À Brest, à l'occasion du festival européen du film court : il est chef monteur du film "C'est arrivé près de chez vous", de Benoît Poelvoorde, mais Eric Dardill travaille également avec de nombreux réalisateurs, dont R.Wargnier, R.Waterhouse, ou J.Becker. À 33 ans, à l’âge des grands choix de vie, l’écriture le démange, il se lance dans l'écrit de son premier roman "Je serai là demain". Sa séduisante verve méditerranéenne, son écriture aiguë, son style bien roulé, révèlent l’artiste au grand public ! Aussitôt, le cinéma le rattrape pour lui acheter ses droits d’auteur. Il rêve de revenir au pays, il s’empresse illico de regagner son cher Thuir ! Là, Eric poursuit l’écriture mais devient «nègre» pour le compte d'autres personnes, écrit des scénarios pour l’audiovisuel. Il s’essaie, un temps, à la littérature érotique et sort son second ouvrage «Le Fantasme numéro un des femmes » sous le pseudonyme féminin Hélène Dardill.

Libraire chez «Torcatis» à Perpignan

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Sa paternité l’oblige à mettre un terme à l’aléatoire pour la nécessaire sécurité. De galères en galères, il exerce mille et un petits boulots : ouvrier agricole, serriste…Puis, se présente l’opportunité d’un emploi de libraire à la célèbre Librairie Torcatis de Perpignan. Il peut désormais poursuivre sa passion : «Quand la vie ne suffit pas, on peut exister à travers la création. J’ai un besoin d’écriture parce que je ne peux pas m’en empêcher ! » S’exclame-t-il. Noir Roussillon Le lecteur, c’est bien connu, apprécie la proximité. Une quinzaine d'auteurs d’ici viennent de tremper leur plume dans l'encre noire du polar pour créer une œuvre collective «Noir Roussillon» aux éditions Mare Nostrum. Parmi eux Eric Dardill, a écrit sa nouvelle noire dont l’intrigue se passe à Thuir et met en scène le Président des USA, Georges Bush…

L’auteur vient présenter ce livre collectif, rencontrer le public, Samedi 12 mai à partir de 10h30 à la librairie "le Presse Papier" dans le cadre des Rencontres de Littérathuir. Contact : 04 68 53 05 94

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 09:45

ETIENNETTE !

Qu'il est délicieux ce charmant petit village médiéval ! Lové au coeur du maquis catalan environné de cistes, genets, bruyères et chênes méditerranéens, c'est un havre de quiétude. Quelques vignes s'obstinent encore à pousser, vestiges de l'activité agricole d'antan du village. Le temps semble là immobile. Quand arrive l'Eté, il faut les entendre, les cigales chanter à tut tête comme pour faire taire les intempestifs ! Pas la moindre brise. Castelnou semble une oasis de fraîcheur dans un océan de torpeur.  

  © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

Castelnou ! Village de mes aïeuls…. Mais qu’il est le loin le temps où ce petit village était tout consacré à l’agriculture ! Où les ruelles résonnaient du pas lent des mules et des bourricots. Chacun se connaissait. "Fins aviat!" (à bientôt) "Bon dia" (Bonjour) Lançait-on pour ponctuer les conversations. L’accent était chantant, rocailleux, catalan ! L’époque où les « ninots » (Petits enfants) descendaient le sentier escarpé menant à la fontaine pour aller chercher l’eau…. En ce temps-là, l’eau était précieuse ! La vie consacrée aux labeurs des champs. Etiennette l’a connu ! ce temps… Elle qui a quitté son village natal Camélas pour franchir  les quelques kilomètres qui séparent de Castelnou pour s'y marier.

  © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

 © copyright Jean-Luc Modat 05-2007
Dés que vous franchirez la « Porte » de Castelnou, sur la gauche, vous découvrirez une boutique extraordinaire, inclassable ! Une boutique tenue par Etiennette, 83 ans, depuis des décennies, écolo dans l’âme avant la mode. Les herbes de nos campagnes n'ont aucuns secrets pour elle !

 Etiennette--le-secrets-des-herbes.jpg 
© copyright Jean-Luc Modat 05-2007

 ETIENNETTE © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

Pourquoi hésitez-vous ? Entrez donc ! Aussitôt, une surprenante effluve de parfums de la garrigue vous monte aux narines. Là, vous êtes transporté vers votre imaginaire, vos souvenirs d’enfance, vers l’époque révolue où il faisait bon vivre, où chacun appréciait à sa juste mesure le moment et l'instant présent. De suite, c’est l’envoûtement ! Suspendus au plafond, des bouquets d’immortelles sauvages sèchent. Plus loin, des artichauts révèlent leurs fleurs d’un beau bleu lumineux… La monnaie du Pape est omniprésente, ainsi que de merveilleux petits chapeaux patiemment tressés par Etiennette qui embaument la lavande. Mais le plus surprenant, ce sont ses poèmes ! Elle qui n'ai pas allé trop longtemps à l'école...

 
© copyright Jean-Luc Modat 05-2007

La fount dels ninots (Fontaine des enfants)

«C’était ainsi notre temps »

 

«A cette époque là on se sentait heureux et tout nous semblait beau,

Pourtant dans nos maisons, nous n’avions pas encore l’eau

Avec nos récipients on descendait vers la fontaine

Il fallait bien en remonter avec nos cruches pleines (…)

Bien sûr à cette époque là, nous n’avions pas beaucoup de commodités

On se déplaçait qu’en vélo le plus souvent à pied

Quand on voulait déjeuner… il fallait allumer le feu,

 On devait aller ramasser un peu de bois se que l’on trouvait de mieux» (…)Morceau choisi de Poème écrit par Etiennette en 1994

Aujourd’hui, dans les ruelles, l’accent a hélas bien changé… Rares sont les catalans de souche vivants encore au village ! Villégiatures et demeures de week-end, ne peuvent favoriser les liens sociaux ! Mais l’horreur suprême est juste à l’entrée du village, à côté de la boutique d'Etiennette : Un "fast food" qui propose des kebabs, de la restauration rapide ! C'est l'achoppement des valeurs, des époques ! Faire tout vite pour se donner l'illusion de vivre ou prendre pleinement le temps sans se soucier du lendemain !

Reportage et photos jean-luc Modat © copyright Jean-Luc Modat 05-2007

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 08:59

Dimanche c'était la journée des fromages catalans !

Dimanche 6 Mai, dés 9 heures, sur la Place de la République à THUIR, la fine fleur des fromagers fermiers du Pays dressera étals en guise d’énorme plateau de fromages des terroirs catalans… Pour cette 20ème édition du marché Départemental des fromages le syndicat Caprin et fromagers fermiers des P.O désirait rendre hommage à l’une de ses pionnières…Annie Botineau.

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Accroché à flancs de montagne, surplombant la vallée du Boulés, environné de maquis, Can Bassol, prés de Boule d’Amont. En cette ferme demeure Annie Botineau. Quel beau pied de nez à son destin tout tracé ! A 20 ans, elle plaque tout : Paris et sa condition d’ouvrière pour le Pays catalan et la condition de paysanne ! 30 ans plus tard, pugnace, passionnée et courageuse, Annie est toujours fromager fermier en Bio. Rien ne la rebute, surtout pas la besogne. Levée dés 4h30, sa journée s’achève le plus souvent vers 22h. Seule, de la traite des chèvres à la confection des fromages, jusqu’à la commercialisation sur les marchés, Annie réalise tout ! Son modeste cheptel de 40 généreuses chèvres produit 20 000 L/an de lait. Sa spécialité ? Les fromages lactiques gavés de flores odorantes de cistes, bruyères et genets.Elle conditionne le caillé en fromage frais ou l’affine en fromage demi-sec ou sec.

 

Du producteur au consommateur

Depuis sa création à Thuir, voilà 20 ans, cet important marché a su conserver son authenticité. Seuls des producteurs fermiers et artisans locaux y sont conviés. Aseptisés, standardisés, pasteurisés, industrialisés, les produits industriels ont perdu à l’évidence de leur saveur… Gouttez donc la différence ! Les fromages fermiers affinés, se dégustent ! Là, leur goût est intense et les papilles flattées. Ce marché est une vraie aubaine pour les gourmets. Ils pourront user et abuser de tous les bons produits du terroir. Fromages de chèvre, brebis ou vache, se déclineront en fromatgets, lactiques, tomes, nadalet, Pérail, brousse, agrémentés de miel, de confitures, d’huiles d’olive, de vins fins…. A noter qu’en cas de mauvais temps le repli s’effectuera à la Halle aux sports (Face à la Poste)

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Organisé par le Syndicat Caprin Fromager Fermier des Pyrénées Orientales et la Ville de Thuir, avec le concours de l’AFFAP.

Texte et Photos Jean-Luc Modat

09 h 00 : Ouverture du Marché - 10 h 30 – 11 h30 : Concours de fromages ‘’ 20ans, 20 fromages ’’Prix des professionnels 11 h 00 : Inauguration du 20ème Marché : Accueil des invités et de la presse. 11 h – 12 h : Concours de fromages ‘’ 20ans, 20 fromages ’’Prix coup de cœur du public 16 h - 17h : Concours de fromages ‘’ 20ans, 20 fromages ’’Prix coup de cœur du public 17 h 30 : Tirage de la tombola Et résultats du jeu concours ‘’à la découverte de 20 ans de fromages’’ 19 h 00 : Fin du Marché. Les étudiants de l’IUT de Perpignan présenteront le fruit de leurs travaux sur l’alimentation des animaux et son impact sur le goût des fromages. Ils proposeront des jeux pour petits et grands.

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 07:34

TRIOMPHE POUR LE CONCERT DE L’ART SCEN

Le Groupe « L’Art scèn’ » a fait salle comble pour son nouveau concert ! Plus de 400 personnes étaient venues découvrir la nouvelle version 2007 du groupe…Plus de places assises : Un triomphe ! Travelling arrière, arrêts sur images…

Le Groupe L'Art Scèn' (Photo Serge Lemoine)

Encore groggy, savourant un succès indéniable, Anne Roget, chef de chœur de l’Art Scèn’, est heureuse : «Qu'elle belle journée nous avons passés samedi ! Pourtant la répétition générale de la veille ne s'était pas déroulée dans les meilleures conditions. Elle a terminé très tard dans la nuit...Mais samedi, l'apéro au soleil à lire et relire le bel article de la veille (dans nos colonnes) a boosté tout le monde. Le dernier filage d'après-midi s'est déroulé sans anicroche dans une ambiance sympathique, voire euphorique... » Est-il nécessaire de souligner que ce sublime concert a été d’une haute tenue, presque professionnel….Oui, oui ! Il en faudrait peu… Quelques moyens supplémentaires au niveau sonorisation peut-être ? Développer la comédie musicale et l’esprit cabaret ? Le Groupe est à la croisée des chemins, là où s’effectuent les choix pour ensuite foncer !

L'Art Scèn' Cest folies ! (Photo Serge Lemoine)

«Quand le concert démarre c’est pour moi 1 heure 15 de bonheur, de plaisir mêlé de trac pour les choristes, de satisfaction pour nos amicalistes. Bien que je les vois avec les yeux de l'amour, j'ai trouvé les choristes ce soir, sacrément bons ! » S’exclame Anne Roget. Puis elle relate émue la première partie du concert : «Un chant en catalan, a remporté tous les suffrages ! Notre coup de coeur des Cowboys Fringants a été partagé par le public qui a réagi vivement aux paroles incisives. » En clôture, la comédie Chicago de Broadway transporte le public dans les années vingt. Le public a été bluffé…: "C'était court ! Quel travail ! On s'y croyait". S’exclamaient ça et là les spectateurs médusés. Que dire de l’énorme standing ovation qui a ponctué ce sublime spectacle ? Pourtant malgré ce triomphe, Anne Roget conserve sa lucidité : «Une belle récompense pour de nombreuses heures de travail, de doutes, de stress, de trac. Maintenant, nous allons décortiquer la vidéo et améliorer tout ça pour la fois prochaine ! »

A l'heure des remerciements (Photo Serge Lemoine)

Le public est resté nombreux à la fin du spectacle comme pour l’éterniser. Puis les acteurs et techniciens se sont retrouvés enfin seuls : »Le verre de l'amitié aidant, l'euphorie a gagné tous les acteurs de la soirée, nous avons terminé la soirée, après le rangement, à refaire le monde, à chanter, à être bien, ensemble. » Nous confie Anne Roget. Quand l’humain est au centre de l’émulation, chacun peut se sublimer. C’est ce qui rend si attachante cette bande de joyeux lurons… Un spectacle à découvrir sur les bonnes scènes du Département ! Un groupe qui monte… Jean-Luc Modat

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Published by Jean-Luc Modat - dans SPECTACLES
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