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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 09:19

Sursit ou pérennité aux caves Byrrh ? 

Alors que les 100 salariés des caves Byrrh craignaient pour leurs emplois, leur horizon semble s’être subitement dégagé suite aux annonces effectuées par la direction du groupe Pernod Ricard. 
Caves-Byrrh--Photo-JLM-7447-.jpg

Le groupe Pernod-Ricard envisageait de se séparer de sa filiale Cusenier, qui fabrique à Thuir des apéritifs emblématiques. Depuis Septembre 2005, Cusenier faisait l’objet de discrètes tractations de cession avec un repreneur, suspendues début 2006. le 6 Novembre 2006 un projet de remise à niveau pour rendre plus compétitif le site était présenté au personnel. Depuis, des menaces planaient sur l’emploi… Le 17 Septembre s’est tenu à Créteil au siège du groupe un comité d'entreprise exceptionnel. Le 20 Septembre Pierre Coppéré PDG de Pernod en visite à Thuir, a enfin levé le voile sur son projet d’améliorer de la rentabilité du site de Thuir. La centaine de salariés respire. Il n'y aura pas de licenciement sec aux caves Byrrh. Seulement des départs à la retraite anticipés sur la base du volontariat. Quelle surprise pour les salariés ! La montagne aurait-elle accouché d’une souris ? Pourquoi un tel revirement de stratégie ? Stéphane Mazaleyrat animateur sécurité sur le site des caves Byrrh, est délégué syndical FO, représentant du personnel au Comité d’Entreprise assistait à la réunion. «On s’attendait au pire, à des annonces douloureuses. Le résultat est à l’inverse de nos craintes… » Lance un tantinet perplexe Stéphane Mazaleyrat. «La direction propose le départ anticipé à la retraite à 57 ans, sur la base du volontariat. Aujourd’hui, 5 personnes répondraient aux critères. Cette mesure pourrait être étendue à 9 autres salariés. » Révèle-t-il. »Le volet économique, les modalités financières seront négociées en Octobre. Chaque dossier sera négocié au cas par cas. » Annonce le syndicaliste. 
St--phane-Mazaleyrat--Photo-JLM-7447-.jpg
Ces mesures incitatives de départ ont été aussi élargies aux 500 personnels du siège social de Créteil. 50 personnes identifiées seraient concernées par ces modalités. La direction du groupe propose également d’accompagner, de financer les départs volontaires de salariés, tentés soit par la création de leur propre entreprise, soit par un changement d’activité. Stéphane Mazaleyrat précise : «Si aucune personne à Thuir ne désirent partir, la direction s’est engagée à conserver tous son personnel.» Comprenne qui pourra ! «Aucun projet de vente du site, aucune vente de marque, pas de délocalisation de la production, aucune extériorisation, ne sont désormais envisagées ! C’est à dire que l’on revient à zéro et l’on part sur autre chose. « S’exclame le représentant du personnel. Et d’évoquer son trouble : «J’ai du mal qu’en même à suivre leur logique. Je ne vais pas m’en plaindre, le personnel non plus d’ailleurs. » D’autant plus que le PDG a annoncé que 700 000 Euros d’investissement seront injectés sur le site de production de Thuir dans la chaîne d’embouteillage et de conditionnement. Tout baignerait désormais dans une totale béatitude ? Le personnel n’est pas dupe, l’incrédulité subsiste, il attend la suite… «Et, comme tout cela ne va pas sans contreparties, un challenge a été lancé au personnel. Celui d’améliorer immédiatement nos performances, de dégager davantage de marges de production… » Espérons que l’illustre cuve des prestigieuses caves Byrrh continue pour longtemps à voir défiler à ses pieds des milliers de visiteurs…

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Published by Jean-Luc MODAT - dans ECONOMIE
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commentaires

Yulia 10/03/2010 01:43



Cher Monsieur,

Je souhaite vous faire part de mes impressions suite a la lecture de cet article.
Je suis nee a Rivne et je suis professeur de francais dans cette meme ville jusqu'a aujourd'hui.
Effectivement l'Ukraine est un pays avec de grandes difficultees economiques.
S'ajoutent a cela une crise politique, sociale et identitaire du fait surement de la toute recente independance.
II est formidable que des associations comme celle de Thuir Solidarite aide les plus demunis. Il est vrai l'Ukraine a besoin de cette aide si precieuse notamment dans nos campagnes.
Toutefois je voudrais reagir sur certains points que je trouve inadmissible!
Tout d'abord, Rivne ne se trouve pas a 100 km de Tchernobyl mais a plus de 350 km... La ville n'est donc pas plus touchee que Kiev ou que Varsovie ou encore d'autres villes de
l'Est de l'Europe.
Il est possible qu'il existe des personnes malades mais ceux-ci viennent de Tchernobyl meme, ou des villages alentours pour recevoir des soins. Je trouve ainsi genante votre description
de Rivne comme une ville de malades mentaux et de malformes!
De plus, je trouve que vous auriez pu trouver d'autres photo que celles-ci.
Premierement, le marche n'est pas un lieu de "contamination" comme vous le decrivez ici! Serieusement, il n'y avait pas d'autres photo que cet homme par terre? On ne comprend pas bien le but
de cette photo, ni meme de cet article...
Il s'agit de decrire un programme d'aide humanitaire sincere ou de faire une fausse description d'une "ville-hopital" ?!
Rivne n'est pas une ville cauchemardesque de bandits ou tout se construit grace a la mafia! Si c'etait le cas, l'association ne serait jamais parvenue jusqu'ici!!!
Rivne est ville agreable de province ou il y beaucoup d'universites, de cafes, de parcs, de cinemas, de theatres; ou la population, assez jeune, s'instruit, parlent
souvent plusieurs langues etrangeres, sort, voyage...
Dommage que vous n'avez pas ecrit cela

Cordialement                    

P.S. Les poupees russes, comme le nom l'indique, sont russes et non ukrainiennes! (une autre photo, meme prise sur le net, aurait ete souhaitable)