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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 00:03
BONHEUR D’ECRITURES

Dans le cadre des rendez-vous de « Littérathuir » Arnaud Taix reçoit Gérard Raynal Samedi 16 Juin à 10h pour la parution de son dernier roman. Rencontre…

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La cinquantaine sereine, affublé d’un petit air à la Pierre Vassiliu, Qui c'est celui là ? Avec sa longue chevelure, il pourrait passer pour certains pour un original. Ne leur déplaisent ! C’est un authentique personnage singulier et attachant, Gérard Raynal ! Tour à tour, s’il a exercé les métiers de prof de gym et de vigneron, il s’adonne désormais à sa passion de toujours, l’écriture. «A la communale de Villeneuve de la rivière, ma maîtresse ne m’appréciait guère. La seule façon de me valoriser à ses yeux était d’écrire de beaux textes qu’elle lisait à voix haute à toute la classe.» Evoque Gérard un tantinet nostalgique. «Dés la 6ème, j’écrivais pour le plaisir des romans confidentiels. Oh ! Aucun n’a été publié et je les ai tous égarés depuis.» Révèle-t-il goguenard. Gérard affectionne écrire dans les bistrots perpignanais du Centre ville, cadres propices à son inspiration. Celui qui ne se considère pas comme un écrivain mais plutôt comme un auteur de roman souligne «Ce n’est que du bonheur pour moi que d’écrire tôt dans le silence matinal. J’apprécie mieux le son des mots, la musique des phrases…» Après avoir publié quatre titres inspirés par l’Histoire, e
n ce centenaire de la crise viticole de 1907, il publie
 son dernier ouvrage
 : Quand le vin est tiré, un roman aux éditions TDO. «Viticulteur, je me sentais concerné. D'autant que la crise actuelle m'obligeait à arracher, vigne après vigne. J'ai entamé l'écriture de ce roman, le jour où ma dernière vigne est partie en fumée. Voilà comment débute le préambule. C'est dire si la crise de 1907 me touche de très près... » S’insurge Gérard mi-figue mi-raisin, à la fois désabusé et révolté. Ce livre relate l'histoire de Rémy, petit viticulteur catalan de Villarive confronté à la terrible crise de 1907. La misère ronge chaque jour un peu plus ces populations exclusivement tournées vers la vigne. Fraude, incontrôlable surproduction, vont jeter dans les villes de la région des milliers de manifestants, avec comme point d'orgue 800000 miséreux dans les rues de Montpellier. Rémy, dont la famille n'a pas été épargnée par le mauvais sort, va arpenter, avec ses amis viticulteurs, les rues des grandes villes, pour crier son désespoir. Mais lors de la première grande concentration agricole de Narbonne, il va faire une rencontre qui bouleversera le cours de sa vie. Pour lui, rien ne sera plus jamais pareil. Ce roman est l'histoire d'une quête. « À 55 ans, mes utopies les plus folles se sont évanouies. Mais j’ai des rêves de bonheur simple. Mon monde à moi serait fait de mots doux, de mots caressants. Les phrases remplaceraient les mitrailleuses, et les guerres ressembleraient à des concours de Slam. » Il est comme ça Monsieur Gérard Raynal ! Prenez donc le temps de le rencontrer ce Samedi et d’échanger avec lui sur les crises viticoles d’hier et d’aujourd’hui.

Samedi 16 Juin à 10h Librairie du Presse papier 13 Rue Arago 04 68 53 05 94

Jean-Luc Modat

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Published by Jean-Luc MODAT - dans LITTERATURE
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commentaires

DELPHINE 09/07/2007 11:05

Quelles belles photos de mon écrivain chéri ! Mais pouvez-vous s'il vous plait corriger le texte ? Eric Dardill a écrit son recueil de nouvelles "Le Fantasme numéro un des femmes" sous son vrai nom et pas du tout sous pseudo d'Hélène. Il ne s'agit d'ailleurs pas de nouvelles érotiques.